Les Personnalités

 

Guillaume de Saint Amour (v 1202-1272)

Né à Saint Amour vers 1202, issu d'une famille modeste, Guillaume de Saint-Amour fut un grand théologien du XIIIème siècle. Dès 1239, il était Docteur et enseignait dans les facultés de théologie et de droit de l'Université de Paris. Comme syndic de l'Université, il défendit les droits de celle-ci contre les dominicains et les franciscains qui prétendaient ouvrir des écoles de théologie et de philosophie. Recteur de l'Académie de Paris, il en est exclu en 1257 car son ouvrage contre les ordres mendiants avait été condamné par le Pape Alexandre IV. Il fut donc exclu de l'Université. Il obtint cependant, grâce au soutien de ses étudiants, la possibilité de revenir à Paris. Ses oeuvres furent publiées en 1632 par un Docteur en Sorbonne.

Il meurt en 1272 à Saint Amour. Son tombeau est situé dans la chapelle seigneuriale.

La Tour Guillaume aurait été sa résidence, mitoyenne de l'Hôtel-Dieu qu'il fonda et dota.

Guillaume de st amour
Guillaume de st amour
Sculpture de Léopold Chambard
Sculpture de Léopold Chambard

Léopold Chambard (1811-1895)

Louis Léopold Chambard est né à Saint Amour en 1811. Il entre à l'école nationale des Beaux-Arts de Paris où il est l'élève de Pierre Jean David d'Angers (1788-1856). Il obtient en 1837 le premier prix de Rome de sculpture avec la ronde-bosse en plâtre "Marius sur les ruines de Carthage".

Pensionnaire à la Villa Médicis de 1838 à 1842, il y étudie les sculpteurs classiques et envoie de Rome ses premières sculptures pour le salon de 1841. De retour à Paris, il reçoit des commandes pour le palais du Luxembourg, le Louvre et des églises à Paris et Dreux.

Outre des bustes de contemporains, Louis Léopold Chambard réalise des sculptures allégoriques, mythologiques ou religieuses de grand format. Il meurt à Neuilly sur Seine en 1895.

Le moule de son oeuvre primée à Rome est exposé à la Mairie de Saint Amour. Les maquettes des statues des saints Grégoire et Jérémie sont dans l'église.

photo firmin Gémier
photo firmin Gémier

Firmin Gémier (1869-1933)

Fondateur du théâtre national populaire, Firmin Gémier est enterré avec sa femme Andrée Mégard à Saint-Amour. Sa tombe représente un théâtre.

Acteur et metteur en scène, il se produit à Paris, au Gymnase puis à l'Odéon.

La salle d'Art et d'Essaie du théâtre de Chaillot lui est dédiée. Il quitte Saint-Amour en 1928.

 

Photo léon werth
Photo léon werth

Léon Werth (1878 - 1955)

Léon Werth était romancier, critique d'art et journaliste français.

Élève brillant, grand prix de philosophie au concours général, il abandonne néanmoins ses études pour être chroniqueur d'art dans différentes revues.

Il manque de peu le prix goncourt en 1913 avec son roman La Maison Blanche, préfacé par Octave Mirbeau, un grand ami de Léon Werth.

En 1914 arrive la guerre, il part au front pour 15 mois avant de rentrer pour blessure. Marqué par cette guerre, il deviendra pacifiste convaincu. De cette période, il écrivit Clavel soldat, pessimiste et antiguerre paru en 1919, l'ouvrage fait scandale.

Il continua a écrire plusieurs ouvrages aussi bien contre le colonialisme que contre le stalinisme. En 1931, il rencontre Antoine de St Exupéry, qui deviendra son grand ami. Ce dernier lui dédicacera Le Petit Prince.

Il se replit ensuite dans le Jura pendant l'occupation et continue de publier des ouvrages sur la France de Vichy, participera à Liberté de l'Esprit, revue des intellectuels du rassemblement du Peuple Français.

Il meurt en 1955 à Paris.

Marcel Moyse (1889-1984)

Premier prix du conservatoire de Paris à 16 ans, il devient soliste de renommée internationale et enseigne aux conservatoires de Paris et Genève. Il forme un célèbre trio avec son fils - flûtiste, pianiste et compositeur - et sa belle-fille violoniste. En 1949, il fonde aux Etats-Unis le "Malboro school of music" avec Adolf Busch e Rudolf Serkin. Il y meurt mais est enterré à Saint-Amour. Son oeuvre affirme le culte du son, la qualité du timbre et la richesse de la flûte.

Marcel Moyse
Marcel Moyse

Lucien Febvre (1878-1956)

Lucien Febvre naît le 22 juillet 1878, à Nancy. Elève au Lycée Louis-le-Grand, puis à l’Ecole normale supérieure, il est agrégé d’histoire en 1902, et professeur de lycée avant de soutenir sa thèse de doctorat sur "Philippe II et la Franche-Comté" en 1911. Il enseigne alors à la Faculté des lettres de Dijon puis, après avoir été mobilisé d’août 1914 à février 1919, à l’Université de Strasbourg, redevenue française, où il restera jusqu’en 1933 titulaire de la chaire d’histoire moderne.

Dès 1905 il collabore à la "Revue de synthèse historique", fondée par Henri Berr en 1900. Il fonde avec Marc Bloch les "Annales d’histoire économique et sociale", dont le premier numéro paraît en janvier 1929. S’intitulant à partir de 1946 Annales : Economies, Sociétés, Civilisations, cette revue joue un rôle capital dans le renouvellement de l’historiographie française au XXe siècle.

Elu professeur au Collège de France en 1932, Lucien Febvre enseigne également à l’EPHE (Ecole pratique des hautes études) à partir de 1943. En 1948, il y devient le premier président de la VIe section, créée en 1947 et consacrée aux « sciences économiques et sociales », VIe section qui s’émancipera en donnant naissance, en 1975, à l’EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales).

Très actif en France ainsi qu’à l’étranger, Lucien Febvre prend une part décisive dans de nombreuses entreprises collectives. Ainsi, par exemple, il assume la direction de l’Encyclopédie française de 1935 à 1940, il préside le Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale dès 1946, et dirige la revue qui en est issue. Il contribue également à la création du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), à la réorganisation de l’enseignement supérieur et à la réforme de l’enseignement historique. En 1949, il est élu à l’Académie des sciences morales et politiques. A l’étranger, dès 1920, il effectue de nombreuses missions d’enseignement, en Europe et en Amérique du Sud. Il est également délégué de la France à la Conférence générale de l’UNESCO entre 1945 et 1950.

Il meurt le 26 septembre 1956 à Saint-Amour, dans le Jura.

Lucien Febvre
Lucien Febvre

Jeanne Hatto (1874-1958)

Xavier de Dananche

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